by Hélène Hlungbo, IPPF Youth Champion and President of Youth Action Movement in Benin//Par Hélène Hlungbo, ‘Youth Champion’ de l’IPPF et présidente du mouvement d’action jeunesse au Bénin

International conventions on human rights, such as the Convention on the Rights of the Child[1], support the rights of young people to information, education and good health. In Benin, one out of every five deaths occurs in adolescents according to the Benin Demographic and Health Survey (EDSB IV, 2011-2012). The 2003 Act on Reproductive Health is fairly restrictive and authorizes abortion only in three situations: when the woman’s life/health is threatened, when there is malformation of the fetus and in cases of rape or incest.[2] This restrictive law means that many adolescent girls terminate unwanted pregnancies in secret, in places which are unhygienic and often not even recognized by the Beninese state as proper clinics. In most cases, there are complications or even deaths of adolescent girls as a result of these unsafe abortions.

Moreover, a survey carried out in Benin by the students of the University of Abomey Calavi (UAC) in 2015 reveals that the majority of patients referred to both the University Clinic of Obstetric Gynaecology and the Hospital and University Center of the Mother And Children are aged between 15 and 24, according to the various statistics collected in these hospitals. Also, registered abortions, especially those within this age group, exceed 50%.

Furthermore, according to the World Health Organization (WHO), health is a state of complete physical, mental and social well-being, and not merely the absence of disease or disability. From this definition it can be noted that young people have the right to make informed choices and make decisions about sexuality. Although the law exists, it is very restrictive, its implementation limited and far from being a reality for want of political will. Many ‘unofficial clinics’ are providing care to the population at a very high cost. Medical ethics are trampled underfoot in the pursuit of profits, which has the direct consequence of unsafe abortions that are detrimental to the health of adolescents and young people.

[1] http://www.ohchr.org/EN/ProfessionalInterest/Pages/CRC.aspx

[2] https://www.reproductiverights.org/world-abortion-laws/benins-abortion-provisions

Les Conventions internationales sur les droits humains telles que la Convention sur les droits de l’enfant soutiennent les droits des jeunes à l’information, à l’éducation et à une bonne santé.[1] Au Bénin 1 décès sur 5 est le fait d’une adolescente selon l’Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB IV, 2011-2012).[2] La loi de mars 2003 relative à la Santé de la Reproduction est assez restrictive et n’autorise l’avortement que dans trois (03) situations: lorsque la santé de la femme est menacée, lorsqu’il y a malformation du fœtus et en cas de viol ou d’inceste.[3] Cette restriction de la loi fait que de nombreuses adolescentes terminent des grossesses non désirées de façon clandestine dans des cabinets de soins peu adaptés et parfois même non reconnus par l’état béninois et dans des conditions peu recommandables. Dans la plupart des cas, on note des complications ou des décès dans le rang des adolescentes suite aux avortements à risques (non sécurisés).

Par ailleurs, une enquête réalisée au Bénin par les étudiants de l’Université d’Abomey Calavi (UAC) en 2015 révèle que la majorité des patientes référées aussi bien à la Clinique Universitaire de Gynécologie Obstétrique qu’au Centre Hospitalier et Universitaire de la Mère et de l’Enfant (CHU/MEL) ont un âge compris entre 15 et 24 ans, selon les diverses statistiques recueillies dans ces centres hospitaliers. Aussi, des avortements enregistrés, notamment ceux se situant entre cette tranche d’âge, excèdent les 50%.

En outre, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé est un état de bien-être physique, mental et social complet, et pas seulement l’absence de maladie ou d’incapacité. De cette définition, on peut ainsi retenir que les jeunes ont le droit d’opérer des choix éclairés et de prendre des décisions en matière de sexualité. Bien que la loi existe, elle est très restrictive, sa mise en application limitée et loin d’être une réalité faute de volonté politique. De nombreuses cliniques ne répondant pas aux normes sont opérationnelles et dispensent des soins aux populations à un coût très élevé. La déontologie médicale est foulée au pied au détriment de profits induits ce qui a pour conséquence directe ces avortements à risques préjudiciables à la santé des adolescentes et des jeunes.

[1] http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/CRC.aspx

[2] http://dhsprogram.com/pubs/pdf/SR206/SR206.pdf

[3] https://www.reproductiverights.org/world-abortion-laws/benins-abortion-provisions

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