By Oumar Tao, Youth Champion at ABBEF, Burkina Faso // Par Oumar Tao, Jeune Champion à l’ABBEF, Burkina Faso 

Abortion stigma exists in almost every country in the world. Indeed, several layers of society are affected by this stigma, contrary to the belief that only those who have had abortions are victims of stigmatization. Indeed, health workers responsible for this necessary services are also victims of stigmatization. At the African meeting of INROADS members, a health worker gave his testimony in these words:

“I am a churchman, a man of God, every Sunday I go to church. After going to church I usually invited my friends to eat and drink. One day I explained my work to a friend from church and he said to me that it is not good what I do, that the Lord does not endorse these practices. After church I invited my friends over and he refused to come and he told others not to come because I’m paying for the guests with money from abortion. That day I felt stigmatized and I realized how stigmatized the victims of abortion were. “

It should be noted that this is a testimony of a health worker.

Thereafter, a woman who educated the community gave her testimony:

“Every two to three days we raise awareness in the villages about abortion and the stigma associated with abortion. One day we were in a village for sensitization and when we finished, we took the road to the house. On the road, a group of young people joined us and asked us if we are the “abortionists” with a violent tone, we answered: we are not abortionists but we are raising awareness for better access to information for all on abortion. They told us to leave and never return to the village for these kinds of sensitizations. That day I felt stigmatized, I was even afraid for my life.”

These testimonials show us how all those involved in abortion are concerned by the stigmatization in their community or in their place of work. Several organizations like ABBEF work day and night to eradicate this stigma in the world. I remain confident that through our programmes to target abortion stigma, with the support of everyone we will make it.

La stigmatisation sur l’avortement existe dans presque tous les pays du monde. En effet, plusieurs couches de la société sont touchées par cette stigmatisation contrairement aux pensées selon laquelle seules les personnes ayants avorté sont victimes de stigmatisation. En effet, les agents de santé responsable des interruptions nécessaires de grossesses sont aussi victimes de stigmatisation. Lors de la rencontre africaine des membres d’INROADS un agent de santé a rendu son témoignage en ces termes : 

« Je suis un homme d’église, un homme de Dieu, chaque dimanche je me rends à l’église. Apres l’église j’ai pour habitude d’invité mes amis à manger et à boire. Un jour j’ai expliqué a un ami de l’église mon travail et il m’a juste dit que ce n’est pas bien ce que je fais, que le seigneur ne cautionne pas ces pratiques. Apres l’église j’ai invité mes amis et il a refusé de venir et il dit aux autres de ne pas venir car je suis en train de les invités avec l’argent de l’avortement. Ce jour je me suis senti stigmatiser et j’ai compris à quel point les personnes victimes d’avortement souffraient de la stigmatisation. »  

Il faut noter que ceci est un témoignage d’un agent de santé.  

Par la suite une femme qui sensibilise la communauté a rendu son témoignage : 

 « Chaque deux à trois jours nous sensibilisons dans les villages sur l’avortement et la stigmatisation liée à l’avortement. Un jour nous étions dans un village pour des sensibilisations et quand nous avons finis, nous avons pris la route pour la maison. En effet, sur la route, un groupe de jeunes nous rejoignit et nous demandas si nous sommes ‘’les avorteurs’’ avec un ton violent, nous répondîmes à travers ces mots : nous ne sommes pas des avorteurs mais nous sensibilisons pour un meilleur accès à l’information pour tous sur l’avortement. Ils nous ont dit de partir et de ne plus jamais revenir dans le village pour ces genres de sensibilisations. Ce jour je me suis sentis stigmatiser juste par-ce-que je faisais des sensibilisations, j’ai eu même peur pour ma vie ».  

Ces témoignages nous montrent à quel point tous les acteurs de l’avortement sont concernés par la stigmatisation que ce soit dans leur communauté ou dans leur lieu de travail. Plusieurs organisations à l’instar de l’ABBEF travaillent jours et nuit afin d’éradiqué cette stigmatisation dans le monde. Je reste confiant que travers les programmes pour cibler les stigmatisation liées l’avortement , avec l’implication de tous on y arrivera.

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